Les accords et mémorandums d’entente, au nombre de 28, signés dans le cadre de la 4ème session de la Commission mixte algéro-tchadienne, ne sont pas le fruit d’un hasard. Ils sont le résultat d’un ciblage qui a tenu compte des besoins exprimés par le gouvernement tchadien et pour lesquels l’Algérie a affiche sa disponibilité de partenariat en apportant son expertise. Ceci est valable pour l’ensemble des secteurs concernés par les accords signés.
Créer des connexions solides
La déclaration conjointe qui a sanctionné la visite officielle du président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a évoqué notamment les secteurs qui bénéficient de l’attention des deux États. Il s’agit du secteur de l’énergie, des mines, des énergies renouvelables et des transports. Les deux parties ont mis, dans cette perspective de partenariat, le transfert d’expertises, le développement des compétences et la valorisation des ressources naturelles. À cet effet, le Chef de l’État tchadien s’est entretenu avec les patrons des plus grands groupes algériens œuvrant dans des secteurs clés.
À cette occasion, le ministre tchadienne du Commerce et de l’Industrie, Guibolo Fanga Mathieu a dressé un bilan des travaux menés, de la 1e session du Conseil d’affaires tchado-algérien au Forum économique, qui ont permis des échanges fructueux. Selon lui, ce forum a permis de mieux comprendre le tissu industriel algérien, de créer des connexions solides et d’arriver à une conclusion partagée.
Appel à l’accélération de la mise en œuvre des projets
De son côté, le président du Conseil d’affaires tchado-algérien, Mahamat Saleh Abdeldjélil a expliqué au Chef de l’État les principales conclusions de cette première session, insistant sur le potentiel énorme du Tchad et sur l’expertise algérienne qui n’est plus à démontrer.
Pour sa part, Kamel Moula, président du Conseil du renouveau économique Algérien (CREA), a considéré que ces assises ont permis de mettre en connexion des opérateurs. Il a affirmé que les Tchadiens ont découvert le savoir-faire algérien. Il a rappelé que l’Algérie est passée d’un pays importateur à un pays presque autosuffisant dans plusieurs secteurs. «Elle est désormais en position d’exporter son expertise, ses produits, ses technologies».
Le président du Patronat du Tchad (CNPT), Bichara Doudoua a reconnu les potentialités algériennes dans divers domaines, affirmant que le Tchad n’a pas fait le mauvais choix de coopérer avec l’Algérie, tout en plaidant pour appelé à l’accélération de la mise en œuvre des projets. Autant dire que cette étape de la coopération algéro-tchadienne a été marquée du sceau du pragmatisme, qui a vu les deux parties identifier les champs du partenariat.
Mais au-delà de son caractère bilatéral, le partenariat algéro-tchadien s’inscrit s’inscrivent également dans une logique d’intégration régionale accrue, en phase avec les ambitions affichées par les hautes autorités des deux pays.
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